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25 PERSONNAGES ACTIFS
6 SUPERVISEURS
0 joueur en ligne

David Kyle

Capitaine David Kyle
Race: Humain
Spécialité : Inconnue
Niveau 1 - 100 XP
100 PV
Joueur Lemst




Description du personnage

Compétences

Equipement

Dossier médical

Etats de service

Rapports

Présentation du personnage

Mon enfance ? Je ne m’y attarderai pas. Elle a été classique, du moins pour un gamin élevé au pays des Cow-boys. D’ailleurs, c’était ce que je voulais faire de ma vie « une fois grand ». Mais si la bienveillance de mon père n’a jamais voulu détruire mes rêves de gosse, la vie suffit à me rappeler que les choses ne sont pas aussi simples qu’elles n’y paraissent. Malgré mon insouciance lors de mes leçons de chasse, la dureté de cette chienne de vie s’est imposée à moi un maudit 11 septembre. Elle m’a fait comprendre que, malgré les dires de mon père, le pays n’était pas à l’abri de la stupidité d’âmes égarées. Ma mère a toujours prétendu qu’ils avaient choisi le pire moment pour nous attaquer. Ce fut la seule fois où j’ai trouvé qu’elle avait eu tort.

L’année suivante, je m’engageais. Pas chez les Marines. Le recruteur estimait qu’avec mon physique imposant, je pouvais prétendre à une sélection plus difficile. Celle des SEALs. La première partie de la formation, c’était un stage qui visait à écrémer les rangs. Je n’avais pas de problèmes sur les épreuves physiques ou pour l’apprentissage des techniques de combat et d’orientation. Quant à la préparation mentale, je serais loin de la vérité si je disais en avoir simplement chié. Il ne s’agit que d’un dixième de la réalité. Mais cette image des deux tours s’effondrant à Manhattan. Elle fut une source inépuisable de motivation. C’est ce qui me permit d’arriver au bout. Ça, et les autres gars. Et ces six semaines, ce ne furent pas les pires. La septième me poussa à bout, si loin que j’avais l’impression de ne plus contrôler mon corps, l’esprit embrumé par le manque de sommeil. Encore aujourd’hui, je ne sais pas comment je suis parvenu au bout de cette semaine en enfer, mais elle a été le point de départ d’une vie dédiée à servir mon pays.

Les mois suivants ont été dédiés au perfectionnement des techniques des SEALs. Et nous avions tous en tête les gars qui partaient déjà pour la guerre en Irak, impatient de les rejoindre. Ce que nous avons fini par faire pour les plus forts d’entre nous. Intégré à la Naval Special Warfare Group 3, j’ai participé à des missions en tant que tireur de précision, chargé d’ouvrir la voie à nos convois ou de protéger la progression de nos gars à travers les villes, aussi dangereuses que piégées. J’ai abattu plus de personnes durant les cinq années de mon premier détachement que durant tout le reste de ma carrière. Honnêtement, je mentirais si je prétendais ne pas avoir tenu le compte de mes victimes. Tous les snipers le font. Mais la décence m’oblige à garder ce chiffre sous silence. Tout ce que je pourrais annoncer, c’est que les unités que l’on protégeait ont subi moins de perte que n’importe quelle autre. Pour eux, c’était grâce à leur ange gardien. En réalité, c’était un travail d’équipe. Mais les gens ont besoin de héros. Et je mentirais à nouveau si je prétendais détester la réputation qui finissait par me précéder sur les champs de bataille.

Je ne m’attarderais pas sur la cruauté de la guerre ou sa laideur, d’autres l’ont fait, bien mieux que moi. Mais les conflits se sont enchaînés, avec leur flot incessant de corps qui tombaient sous la précision chirurgicale de mes tirs. Si je le dis si simplement, c’est parce qu’avoir 100 ou 1000 victimes ne changent rien à la dure réalité. Je le faisais en représailles à une attaque meurtrière. Je le faisais pour protéger mes gars. Je le faisais pour mon pays. J’allais devoir le faire pour bien plus encore.

Mais en tant qu’homme, on est bien peu de choses. Que l’on soit Américains, Français, Russes ou même Iraquiens, il arrive un moment où il faut mettre de côté son patriotisme et accepter de n’être qu’un minuscule grain de sable dans l’immensité de l’univers. Et qu’il existe un ennemi encore plus féroce, capable d’anéantir non pas un pays, mais des civilisations toute entières. Il m’a fallu du temps pour croire à l’existence de cette Porte des Etoiles, capable de vous faire voyager vers d’autres planètes en un claquement de doigt, à l’existence de ces races extra-terrestres n’aspirant qu’à nous asservir. Ces grattes-papiers avaient beau prétendre que cette guerre n'était rien. Je ne les croyais pas. Elle était là, sous mes yeux, chaque jour. Il n'y avait rien de plus réel. Mais, pour un homme qui a passé des jours entiers à attendre l'instant fatidique pour sauver des vies, une liste de noms peut suffire à réveiller la fibre patriotique. Une liste de noms qui auraient pu être protégée par un ange gardien.

Lorsque le devoir vous appelle, vous ne pouvez faire la sourde oreille.